22-09-07
E/1 : Champagne !

- Ha-mais-si prends là ! Faut la prendre, m’man, tu fais vachement plus jeune ! Pour une fois que tu t’habilles pas vieux !
- Ca me rajeunit, tu trouves ? (hésite)… Rholala, tu me fais faire des folies Angèle. Qu’est ce que ton père va dire ?
- T’as qu’à pas dire qu’elle était pas soldée. T’es pas obligée de tout lui dire, non plus.

- Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? Si on veut fêter l’anniversaire, faudrait peut-être songer à rentrer
- Oui-oui, je crois qu’on a tout… et vous Lorna ? Vous avez trouvé quelque chose ?
- Un cadeau pour Marion, mais j’ai préféré le faire livrer c’est un peu… encombrant, vous verrez.

- Vous avez vu, Lorna ? Un SDF, pauvre homme !
- Pauvre homme… faut le dire vite. Il a quand même une bonne bouteille !
- Rho Lorna, z’êtes pas croyable !
- Bon ! On y va ?

- En route, mauvaise troupe !
- MAMAN !! Ben alors, qu’est tu fais ? Tu viens ?!

* Il m’a traitée de grosse, Gary ! * (sniff)

* Mais c’est vrai chuis grosse ! Chuis ENOOORME !!
Comment je vais pouvoir m’habiller ? Dire que j’ai invité du monde ! *

- Bonjour ma chérie, maman est là ? Ooooh mais dis-donc, fais voir, toi !
T’es toute jolie dis-donc ! Montre à tata comme t’es jolie.

- Zolie, Mayon !
- Oh-oui, t’es jolie, t’es belle comme tout ! C’est maman qui t’a mis ta belle robe ?
- Versaire, Mayon.
- Oui-oui, c’est pour l’anniversaire…
- Edith ! Installez-vous dans le salon, je vous rejoins de suite !

…
…
…
- Vous avez besoin d’aide Lorna ? Je peux vous faire quelque chose ?
- Nan-nan, j’arrive !

- Mais qu’est ce qu’elle fiche ? On va pas poireauter une heure !
- Un peu de patience, chéri. Elle va bien finir par arriver.
Tu veux pas t'asseoir avec moi sur le canapé ?

- Ah la voil… glups !
- J’ai invité Irène. J’ai bien fait ? Je crois que c’est une amie de Claude, nan ?
- Peut souffier Mayon ? Peut souffier ?
- Mais-oui, tu peux souffler, ma chérie. Souffle, Marion !

- Attends-attends, Edith ! Moi d’abord !
TUUUUUTTTT !!!!!

- Oh-mais quelle bonne idée d’avoir apporté des trompettes, monsieur Alèze !
TUUUUUTTTT !!!!
Tuuuuutttt !!

- Ben alors, Angèle ? Tu souffles pas ?
- Nan-merci. Je tiens pas spécialement à avoir l’air bête !
- Bien sûr ! Mademoiselle peut jamais faire comme tout le monde !
- Gérard, voyons ! Si elle veut pas souffler, laisse la !

- En tous cas, moi je vous ferai dire que j’ai bien grandi, en tous cas.
Hein c’est vrai, tata, que j’ai bien grandi ? Hein-oui, c’est vrai ?
- Oui ma chérie, t’as bien grandi.
- Ah ! Nanananèèèère !

- L’est où mon cadeau môman ?

- Un cage à zoizeau ! Ouah, géniaaaallll !
Beuheuheuh … sont où les zoizeaux ?

- Ooooh, la jolie cage à oiseaux ! T’as été gâtée, Marion.
- Beuh-nan-hein, y a même pas de zoizeau ! C’est nul !
- Maman a dû oublier, mais elle t’en achètera bientôt.
- Ah-ben, j’espère ! C’est archi nul une cage sans zoizeau !
(Gérard, du salon )- Je vous invite à venir boire le champagne à la maison !

- T’as entendu, Claude ? Papa offre le champagne.
J’espère qu’on va y avoir droit !

- Il a passé l’après-midi dans le frigo à vous attendre.
J’espère qu’il est bien frais… il devrait ! Vu le temps que vous avez mis à rentrer !

- Ben et nous ? Tu nous a oubliés ?
- Vous les enfants ?? Heu… je sais pas si on va avoir assez de flûtes.

- Meuh on va se débrouiller, Gérard ! (hips !) Tiens Claude,
t’as qu’à boire dans la mienne ! Y a pas de microbes dans l’alcool ! (hips !)
- N’en resservez pas pour moi, Lorna.
- Vous z’en reprenez pas Edith ?!
- Nan-nan merci. Une suffira.

Le choeur des chieurs :
- Si-si, tu trinques avec nous, ma chérie. J’y tiens !
- Allez maman, deux petites flûtes, ça peut pas te faire de mal !
- Si-si, trinquez, madame Alèze !
- Ben… juste une goutte, alors. Juste pour trinquer.

- BweuARHHHH !
24-09-07
E/2 : L’annonce faite à Gérard

* Bon, ben là y a plus de question à se poser, je crois que c’est clair…
Va falloir me décider à leur dire. *

- Tu sais ce qu’on dit, Claude ? Celui qui boit dans le verre du voisin
connaît toutes ses pensées. Alors, t’as appris quoi dans le mien ?

- Je sais pas si j’ai appris quelque chose mais… c’est pas dur de connaître les miennes.

- Oh Claude !! Mais… t’as quel âge ?
- Bientôt dix-huit.
- C’est vrai, t’es presque un homme maintenant.

- Pas « presque » Lorna. Je SUIS un homme !

Le lendemain…

- Lorna, ouvre, c’est moi !

* Rha, je suis pas frais moi, ce matin. J’ai un des ces mal de crâne ! *
- Chérie, t’aurais pas de l’aspirine ?!

* C’est ce champagne ! A toujours choisir le premier prix, aussi… *

- Chéri, t’aurais pas vu Claude ?
- Bof, laisse-le dormir, c’est dimanche !
- Nan-mais je m’inquiète. Il est pas dans sa chambre.
- Angèle ! Tu sais où est passé ton frère ?

- Nan ! Il est pas dans sa chambre ?
- Ben-nan, justement…

- Y doit pas être bien loin, t’inquiète !… Tain le mal de crâne !

- Ah, te voilà Claude. Où t’étais passé ? On s’inquiétait.
- Ben… z’aviez pas à vous inquiéter, où vous voulez que je soies ?
- C’est la question qu’on se pose ! Et file t’habiller, on est à table !

- Et… c’est tout ? Tu l’engueules pas ? Putaiiin, ça aurait été moi…
- Angèle ! Si je t’entends encore dire ce mot là…
- Quand Claude sera là, j’aurai quelque chose à vous annoncer.

- Vous m’écoutez ?
Voilà : J’attends un bébé.

- HEIN ?! Répète, j’ai dû mal entendre, là.
- Tu as très bien entendu Angèle : J’attends un bébé !
- Naaannn, c’est pas vrai ! Comment vous avez fait votre compte ?

- Demande à ton père !

- Papa ! Je croyais que t’en voulais pas ?!
- Oui-ben… j’ai changé d’avis, voilà !
- Hooonnnannnn !

- Papa, question bête : On va le mettre où ?
- Comment ça, on va le mettre où ? On le mettra… où y aura de la place.

- Vous cherchez vraiment les complications ! Elle est toute trouvée, la place :
dans la chambre d’Angèle, là où était le lit de Marion.

- Nan, pas dans ma chambre. Pas question !
- De toutes façons Angèle dis-toi bien, que c’est pas toi qui décideras !
- Mais p’paaaaa ! Pas un bébé ! Pas tout le temps ! Ca pleure, ça braille.
Il fera que de me réveiller. Je serai bien pour aller en cours, tiens !

- C’est clair ! Vous serez obligés de le prendre dans la vôtre avec le chat.
- A moins que…
- Quoi ? Tu vois une autre solution ?

- A moins qu’on aille chez ta grand-mère.
_ …
- Ha-nan ! En tous cas, on va pas chez grand-mère !
- Et pourquoi pas, Angèle ? T’as une bonne raison ?

- Ouais… ben chais pas ce qui serait pire.
Purééééée ! Z’aviez besoin d’le faire, c’bébé ?!
26-09-07
E/3 : Ca se complique !

* Hanan ! Pas lui ! *

* Faisons celle qui ne l’a pas vu *

- Edith ?!

- Alors Edith, on me fait la tête ? On veut plus me parler ?
- Nan-nan, croyez pas ça monsieur Gary. J’étais perdue dans mes pensées, je vous avais pas reconnu.

- C’est pas un gros mensonge, ça ?
- Nan-nan, qu’est ce qui vous fait croire…
- Ben, c’est simple ! Vous avez parlé à Lorna. Elle a dû vous raconter un tas d’horreurs sur mon compte.

- Elle a pas eu besoin de raconter. J’étais présente, je vous ai entendu !
- Qu’est ce que vous avez entendu ? Attendez, je peux vous expliquer…

- Vous n’avez pas besoin de m’expliquer. J’ai tout entendu je vous dis !
La façon dont vous parlez des femmes… Nous n’avons rien à nous dire.
- Mais Edith…
- Maintenant, laissez-moi tranquille !

- Bonjour madame Alèze !
- Irène ? Comment ça va depuis hier soir ?

- Ca peut aller… Est ce que je pourrais voir Claude ? Il veut pas me parler au téléphone.
- Il veut pas te parler ?? Tu m’étonnes ! Mais oui, il est à la maison. Tu peux monter le voir.
- Nan, je préfèrerais que vous lui disiez. Je vais aller l’attendre dans le parc.

- Alors Irène, on se balade ? Tu veux bien me parler toi au moins ?
- Pourquoi je te parlerais pas Gary ? Tu m’as rien fait.
- A la bonne heure ! Je me sentais un peu… pestiféré.
* Pff ! Il les prend au berceau maintenant ! *

* Lorna avait raison, c’est vraiment un… un sale type.
Dire que… pffiou ! *

* Mais…c’est cette cruche d’Irène on dirait ! Qu’est ce qu’elle fout ?
Elle ramasse les feuilles ? Peut pas laisser faire le jardiner ?! *

- CLAUDE ! CLAUauAUUDE !! Y a ta chérie en bas de l’immeuble !

- Ma ché… ? Ah, c’est qu’Irène !

- Ben-oui, Irène ! Pourquoi ? T’en as trente-six maintenant ?
- Si on te le demande…
- ROooh l’autre ! Il se prend pour Casanova !

* Tain, fait chier ! *

- Salut Irène ! Ma mère m’a dit que tu voulais m’parler.

- Ben-oui, tu fais toujours dire que t’es pas disponible quand je t’appelle
- Ah-mais… mais parce que je le suis pas, c’est tout !

- T’es pas fâché avec moi, alors ?
- Pourquoi tu veux que j’soies fâché ? Je révise mon bac, j’ai pas envie d’le rater.
- Ah c’est pour ça ? Tu révises même le dimanche ?

- Ben-oui, c’est pour ça. Pour quoi d’autre, à ton avis ?

- Ben tu vois, je me posais la question parce que… parce qu’hier, à l’anniversaire,
t’as fait comme si j’existais pas. Tu m’as pas parlé de la soirée. T'en avais que pour la Greluche.

- Meuh-nan, tu te fais des idées ! Tu voulais qu’on se parle ? Hé-ben parlons !
Si y a que ça pour te contenter…
29-09-07
E/4 : Mémé Angèle

- Si j’appelle pas…

- Allo Gérard ? C’est toi, mon petit Gérard ? Qu’est ce que tu deviens ?
Vous avez réfléchi pour la maison ?

- Un Bé… tu veux bien répéter pour voir ? J’ai pu l’ouïe si fine que j’avais.

- Ben-oui tu vois, un accident. C’est des choses qui arrivent, maman.

- J’en crois pas mes oreilles ! Moooon Dieu !
Vous en êtes surs au moins ? Ca serait pas plutôt son retour d’âge ?

- Son retour d’âge ? A trente-six ans ! Enfin maman, Edith n’est pas si vieille !

- Ah ! Que trente-six ? Ben tu vois, j’aurais cru plus…
Tu trouves pas qu’elle fait plus vieux ?
- Je me suis jamais posé la question. Elle fait l’âge qu’elle fait.
Personne ne s’est encore levé pour lui laisser sa place dans le bus.
Bon maman, puisque tu m’en parles… t’es toujours d’accord pour la maison ?

- Faut voir... Faut que j’y réfléchisse…
[…] Mais-nan, je change pas d’avis comme de chemise ! -
Ca me fait penser que faudrait que j’amène la mienne au teinturier, tiens !
[…] Nan, je cherche pas à noyer le poisson, mais t’avoueras, un bébé… ça fait
quand même un sacré changement ! Les cris, les biberons, les couches…
Je suis plus d’âge à supporter ça. J’ai pu la patience Gérard !

- Promesse de Gascon, je vois ce que c’est ! BON ! On se dérouillera autrement !
Edith n’y tenait pas de toute façon.

- Elle y tenait pas ? Et pourquoi donc ?! T’as insisté, au moins ?
Tu lui as dit que l’air de la campagne, c’était plus sain pour le bébé ?
Et puis y a le jardin… c’est bien pour les enfants, le jardin !
Gérard, j’ai réfléchi : vous venez vous installer quand vous voulez !

- Et toc ! Nan-mais c’est vrai, ça ressemble à quoi ? Elle y tenait pas.
Qu’est ce qui faut pas entendre. Y a de la place, un grand jardin…Et puis je serai là, moi.

- Faudrait pas non plus que ça me donne trop de travail cette affaire là. J’ai déjà suffisamment à faire à la maison avec mes bêtes. Et puis ça paraît pas, mais une grande maison c’est de l’entretien. Je commence à fatiguer, moi.

- Y a qu’à voir rien que le jardin, j’ai même pu le courage de planter des légumes.
Si mon Blaise voyait ça… moooon Dieu ! Son jardin c’était quelque chose.
- Je l’entends encore, mon pauvre Blaise.
Il me disait toujours : Angèle rien ne vaut les légumes du jardin.

- Bon, c’est pas le tout, y a core à faire !
Elle pourra me donner un coup de main, la Edith. Sera pas enceinte éternellement.

- Comme je dis : J’aime bien mes bêtes, ça me fait de la compagnie.
Mais quand même, trois animaux, c’est du boulot. J’A-rrête pas !
- Zorro-Caramelle-Chocolat, le dîner est servi !
Faut que j’aille leur racheter des croquettes, m’en reste pu. Voyez que je tombe malade…
si je dois compter sur les voisins pour faire mes courses… Je préfère n’avoir d’avance.
Chuis pu tranquille.

- Faut que ch’sorte la voiture… quel tintouin !
J’espère qu’elle va vouloir démarrer.

- L’est toujours là, c’est déjà ça ! Je me souviens quand on est allés l’acheter avec Blaise.
L’en aura pas profité longtemps, mon pauvre Blaise.

- Bon ! Faut que j’enclenche la marche arrière…
j’espère que je vais pas me tromper de vitesse.

- C’est parti !
Il a eu chaud, le poteau, n’empêche !
E/5 : Quel cinéma !

- C’était qui, Gérard ?
- Maman.
- Ah, ta mère ! Qu’est ce qu’elle a encore qui va pas ?

- Nan-nan rien, pour une fois ça va… Dis-donc Edith,
j’irais bien finir mon dimanche au cinéma. Ca te dirait ?

-Nan, sans façon. Je préfère rester à me reposer.
Mais toi, t’as qu’à y aller. T’emmènes les gosses ?
On va rester à la maison comme des grandes, hein ma Souris ?

- Les gosses ? Tu sais où ils sont toi, les gosses ?
- C’est dimanche Gérard, ils ont le droit de s’amuser un peu.
- Oui-ben si tu veux pas y aller, j’irai seul. Ca ira, ma chérie ? ... Un petit bisou ?

- C’est tout changé dans ce magasin !
Elles sont où les croquettes p
