02-05-08
K/9 : Le nombril du monde

- Hé-pssitt, Lola. On pourrait s’voir, cinq minutes ?
- Sophie ? Ben, qu’est ce qui t’arrive ? T’es toute bleue !
- Attends, il pèle dehors ! Ca fait une demi-heure que je t’attends.

- Beuh, pourquoi t’es restée dehors aussi ? Tu pouvais pas rentrer dans le hall, bouffonne ?
- Oui-mais, y avait ton vieux. Y me fout les jetons. J’ai attendu qu’il soit parti.

- Hé Lola, tu pourrais me dire ? C’était qui le mec qui lui causait ?
- Le mec ?? Pff, tu l’as pas reconnu ? C’était Claude ! Mon frère, quoi !
Faut t’acheter des lunettes !
- Ton frère ?! Tain, comment il est trop-trop canon comme ça !

- Ouais-bon. T’as pas poireauté une plombe pour zieuter les biscotos de mon frère, quand même ?
- Ben…j’venais voir c’que tu d’venais. Comme tu donnes plus de nouvelles, lâcheuse.
On m’a même dit que t’avais déménagé. Alors je viens voir, je me renseigne.
- Ben-nan tu vois… je suis toujours là. Sauf que je suis un peu occupée. C’est le vrai bordel à la maison depuis la naissance des jumelles.

- Wé-wé, les jumelles elles z’ont bon dos. C’est pas ce que m’a dit Oscar.
- Quoi ? Qu’est ce qui t’a dit, le blaireau ?
- Que tu te la pètes, parce que tu sors avec un mec bourré de thunes.
C’est pour ça que tu veux plus nous voir. On est plus assez bien pour toi.

- Un mec bourré de thunes ? Il t’a dit ça ?!
Tain l’enfoiré ! Si je le revois, je lui pète la tête !
- Wé, et tu sais ce qu’il a dit encore ?
Paraît que tu t’es mise avec lui parce qu’il a pas voulu de toi.

- Qui ? OSCAR ?!! Nan-mais il est malade, ce mec !
Lui, il a pas voulu de moi ? LUI ?!
C’est de la bouillie que j’vais en faire ! Sa mère le reconnaîtra plus.
Et toi ? Tu l’as pas cru, j’espère ?

- Ben… heu… chais pô.
- Nan-mais attends, c’est quoi ce délire ? T’as vu sa gueule ? Il se prend pour qui ?
Même en me payant, je voudrais pas de lui. C’est lui qu’est venu me faire sa crise.
Il voulait sortir avec moi. Comment je te l’ai envoyé chier.

- C’est vrai ? Tu te ficherais de savoir qu’il est avec quelqu’un, alors ?
- Complètement ! C’est qui la fille ?
- Ben… moi !

- TOI ?! Tu sors avec Oscar, toi ? Je te crois pas. Après tout ce que tu disais de lui ?
- Wé, ben c’est comme ça. Un moment, faut quand même se garer.
J’étais la seule fille du bahut à pas avoir de petit ami. Marre d’avoir l’air d’une conne !
- Ouais, mais quand même… Oscar ! Tu pouvais pas en prendre un autre ?

- QUI d’autre ? Tu peux me dire ? Y a pas tellement de choix dans le quartier…
J’aurais revu ton frère avant…
- Ouais, ben mon frère… laisse béton ! T’es pas du-tout, du-tout, son style.
Lui, il craque pour les vieilles !

- Les vieilles ? T’as dit, les vieilles ou j’ai mal entendu ?
- Ouais, j’ai bien dit les vieilles. Je te dis pas le drame à la maison. Mon père…

- Snif, snif !
- Beuh ? Qu’est ce qui lui prend, au concierge ?
- Bon-ben puisque t’es pas fâchée, on se voit quand ?
- Nan-mais t’as pas vu ? Il chiale.

- M’sieur ? Hé, m’sieur, ça va pas ? Vous-vous sentez pas bien ?
- Qui moi ?
- Je vais te laisser, Lola. On se file un rencard quelque part ?
- Ben-oui, vous ! Qui c’est qui fait son one-man-show au milieu du couloir ? Pas moi !

- Je fais pas mon… et puis d’abord, qu’est ce que ça peut vous faire à vous ?
On peut bien avoir le cœur brisé, tout le monde s’en fiche !
- Rhô, l’autre !
- Je me casse, Lola !

- Tu pars déjà ? Tu montes pas ? On n’a même pas eu le temps de parler.
- Tu vois le problème Lola, c’est que t’en as rien à fiche des autres.
Oscar avait raison, tu te prends pour le nombril du monde. On est plus assez bien pour toi.
Allez bye ! Tu me rappelles… si t’y penses.

- Mais-nan, attends ! Att…
* Qu’est ce qui lui prend ? Je croyais qu’on était amies.*

- Edith ?
Edith, ma chérie, je suis rentré !

- J’ai nettoyé la litière du chat.
J’ai bien fait, ma chérie ?

- Hein ? J’ai bien fait, chérie ?
- Meuh bien sûr, que t’as bien fait ! Tiens, pendant que tu y es,
tu pourrais aussi nettoyer les restes qui traînent ? Ca m’arrangerait.

- Qu’est ce qui se passe Edith ? T’as pas eu le temps de t’habiller, aujourd’hui ?
T’as pourtant de l’aide avec maman.

- De l’aide ? Avec ta mère ?
On dirait que tu la connais pas. J’ai jamais été aussi débordée.
16-05-08
L/1 : On nous cache tout, on nous dit rien

- Bon Sim, c’te crasse ! C’est pas possible que de voir ça.
Si je repassais pas derrière elle, ça s’rait du prop’!

- Tiens, ça !
Elle date pas d’hier cette tache-là, vous m’direz pas… Rha, c’est incrusté !
J’vais pas réussir à la ravoir avec l’éponge… Me faudrait une brosse.

- Edith ! Vous n’auriez pas une brosse quelque part ?

- Ha-naaaan ! Elle remet ça ! (soupir) TOUTE la journée : Edith, je trouve pas les couteaux,
Edith où vous mettez les casseroles ? Edith ceci, Edith cela. Le temps que je perds, avec elle !
Si on me le payait en heures supplémentaires, ça arrangerait sacrément mon pouvoir d’achat.

- Bouge pas Edith, je m’en occupe.
- Si tu veux… moi j’en peux plus.
- Pour QUOI FAIRE ?! T’as besoin d’une brosse ?

- Kafèrre ??

- Gérard ! T’étais rentré, mon Gérard ?
Et on me disait rien ?!

- « On » avait sans doute mieux à faire, belle-maman.
Gérard, tu veux bien mettre Emma sur la chaise ? Eva me réclame son biberon.
Ca vient ma chérie, ça vient !

- Ca n’a pas répondu à ma question : Pour quoi faire, tu voulais une brosse ?
- Ben-nan, pour rien… pour passer le temps. Mais puisque t’es rentré maintenant.

- Ecoute maman, t’as bien dû remarquer qu’Edith avait pas mal de travail avec les petites.
Si tu pouvais l’aider un peu au lieu de…
- L’aider ?! Mais ch’fais qu’ça !

- Si tu venais plutôt t’asseoir avec moi sur le canapé au lieu de dire des sottises ?
Tu me raconterais ta journée. Tu me racontes jamais rien.
Pour une fois que je t’ai, mon Gérard !
- Y a pas grand-chose à raconter, tu sais. Faut que je travaille ma logique.
Y a de la promotion dans l’air au labo. Je dois me tenir prêt.

- Une promotion ? Ah-ben tu vois, que y avait de quoi dire !
Edith t’a pas félicité ?
- Faudrait déjà que je l’aie !
- Ah-mais, y a pas b’soin de ça. Tu vas l’avoir, c’est sûr. T’as toujours été chanceux…
sauf pour ton mariage peut-être. Mais puisque tu te trouves bien comme ça…
Y a pas à y revenir, pas vrai ?

- Oui-ben, sois gentille, n’y reviens pas !
- Gérard ! Mais qu’est ce que tu fais, Gérard ?
- Tu le vois bien. Je sors les poubelles.
- Meuh… tu les as déjà sorties hier soir !
- Hé-ben, je les ressors !

Grommelle :
- Voudrait pas rester avec moi, ferait pas mieux. Va encore en avoir pour une heure !
Seraient à Rome les poubelles, ça lui prendrait pas pu de temps.
Aaaattends qui revienne à la maison, tu vas voir !

- Rha, mais qu’est ce que t’as encore à râler ? Tu vois pas que tu nous saoules, là ?
- Ben c’est ton père… je le vois jamais et quand il est là, il s’en va.
- Ouais, ça se comprend…

- Comment ça se comprend ? Les enfants, ça doit veiller sur leurs parents.
Moi je pourrais bien être en train de crever, personne lèverait le petit doigt pour m’aider.
- A crever ? J’en doute.

- Me prends pas pour une imbécile, Angèle ! J’ai toute ma tête !
Je comprends très bien tes allusions. C’est pas parce qu’on est vieux qu’on est sénile.
- J’ai jamais dit le contraire. T’es même plutôt futée… dans ton genre.

- Enfin une bonne parole ! Heu… tu le penses vraiment ?
- Ben-oui, dans le genre « qu’est ce que je pourrais bien inventer
pour faire chier le monde ? », tu crains personne.

- Ca m’étonnait aussi … ça t’arrive jamais d’être un peu polie quelquefois ?
Et le respect des personnes âgées, qu’est ce que t’en fait ?
- Je m’assois dessus ! Si elles veulent être respectées, faut déjà qu’elles soient respectables !

Tu t’es pas arrangée parce que t’es partie plus tôt pour le marathon de la vie.
Les jeunes cons font des vieux cons. Y a pas de miracle !
Et comme t’as décidé de me gâcher ma lecture… regarde ton Derrick et fais pas chier.
Tu me saoules grave, là !

- C’est pas pasque t’es jeune que tu sais tout, Angèle !
D’abord Derrick, c’est pas à c’t’heure là. HA!
26-05-08
L/2 : Leçon de chant(age)

- Môman, tu sais pas ?…
Môman !! Qu’est ce que t’as fait à tes cheveux ?

- J’avais maigri alors, j’ai voulu me faire un nouveau look… Ca te plaît ?
- Ben… oui-mais, moi j’aimais mieux avant quand même.
Pourquoi tu les as coupés si courts ?

- Haaa ça, demande au coiffeur ! Quand il commence à jouer des ciseaux il sait plus s’arrêter.
J’avais demandé un carré long et tu vois : il m’a fait ça... Alors, ça te plaît pas ?
Je fais pas plus jeune, tu trouves ? Il m’avait pourtant assuré que je faisais plus jeune.

- Beuh, tu faisais déjà jeune avant !
- Oooh, comme c’est gentil ça, ma puce. T’en fais pas va, les cheveux ça repousse.
- ‘reuzement ! Moi j’aime mieux quand t’es belle, quand même !

- QUI a ENCORE touché à ma guitare ?! - Mais ! Mais… ?? - Au secours ! A l’aide ! Un blouson noir, un PUNK ! - Pff, tu parles d’un punk ! T’as pas les yeux en face des trous ? C’est Claude ! - Claude ? T’es sûre ? - A-t-on idée aussi de s’attiffer comme ça ? Core un peu, ch’rais morte de peur… - Beuh-nan, pourquoi ? - Détourner de quoi ?! De ta mort qui joue l’Arlésienne ? - C’est tout comme ! - Univers ? - Ouiiii ! T’as deviné ! - Mon petit doigt m’a dit que t’aimerais bien y aller, à l’université. - Normalement, je devrais pas te le dire. Elle voulait pas t’en parler. - Ben… tu lui diras pas que ch’t’ai dit ? Tu le jures ? Parce que tu la connais… - Non, c’est pas vrai, tu me fais marcher. - Fais pas cette tête, mon Claude, parce que moi, je vais t’aider. - Tu… tu veux dire que tu serais prête à me donner de quoi payer ma chambre ? - Faut quand même que je te dise… approche ! - Heu… sinon quoi ? Tu me prêtes pas l’argent ?
Venez viiiiite !!!
Ca valait bien la peine d’ameuter tout le quartier.
Ah-ben, moi ch’pouvais pas savoir.
et dis-toi bien que tu l’aurais regretté toute ta vie mon garçon…
- Rhooo, t’as mangé de l’oignon, mémé ?
- Pour rien. J’avais cru sentir...
- Ca serait pas que t’essayerais de détourner la conversation, des fois ?
Ca fait CENT ans que vas mourir, ça fait CENT ans que t’es toujours là !
Ce refrain, tu nous l’as déjà sorti cent... que dis-je cent, MILLE fois.
- N’exagère pas ! J’ai pas encore cent ans, quand même !
A force de t’entendre chanter sur tous les tons que t’es mourante,
c’est de notre faute si on a comme l’impression que tu fais du rab ?
- Ch’rais toi Claude, j’me parlerais pas comme tu fais ! Ch’prendrais des gants !
- Ah-ouais ? T’en prends avec nous, toi, des gants ?
Donne-moi une seule bonne raison pour que je le fasse et on verra.
- Ben quoi univers ? Tu nous pompes l’air avec tes devinettes.
- Universit… sit ?
- Université ??

Ben ça tient qu’à toi… et un peu à ta mère aussi.
- Attends… à ma mère, tu dis ? Je comprends pas. En quoi ça la concerne ?
Mais mon pauvre Claude… nan, j’ai pas le droit. Vaut mieux que tu saches pas.
- Que je sache pas quoi ? Accouche, merde ! T’en as trop dit ou pas assez.
elle m’en voudrait à mort. Déjà que ch’suis pas bien solide.
- Je lui dirai pas QUOI ?!!
- Ben… que t’iras pas. Ca coûte trop cher, soit-disant.
- Hélas non. C’est justement ça qu’elle voulait pas te dire.
Elle veut t’envoyer travailler… pour que tu lui donnes ta paye.
Tu te rends comptes ? Te sacrifier pour tes petites sœurs,
qu’on sait même pas ce qu’elles donneront à l’école plus tard.
- Pff, comment tu pourrais m’aider ?
- Financièrement ! J’vais t’en donner prêter donner prêter moi, de l’argent.
Qu’est ce que tu dis de ça ? Ch’suis pas une mémé formidable ?
- Heu… j’ai pas fini par prêter ? Attends... donner prêter donner prêter.
Oui c'est bien ça ! T’auras qu’à me rembourser plus tard, quand tu travailleras.
- Et je pourrais partir maintenant, tout de suite ?
- Quand tu voudras !
- Waouh, merci mémé ! C’est super ! Je vais pouvoir me barrer.
J’y mets une petite condition : Va falloir que tu m’aides.
- Tout ce que tu voudras, faut que j’fasse quoi ?
- Faut que tu m’aides à convaincre ta mère de venir habiter chez moi.
- Hé-non ! J’vois pas pourquoi ch’rais la seule à faire des sacrifices ici….
à vous entendre, tous autant que vous êtes, on dirait que vivre avec moi, c'est un cauchemar.
- Bon ben, autant dire que j’peux faire une croix sur mes études.
28-05-08
L/3 : Après l’heure… c’est plus l’heure

- Sept heures dix !

- Oui, pourquoi ?
- Nan, ce que j'en dis... On mangera… quand vous serez prêts.

- Sept heures et demie !

- T’as l’intention de jouer au carillon tous les quarts d’heure, maman ?
- Nan pourquoi ?
- Parce que tu l’as dit toi-même, ça sert à rien. On mangera quand on sera prêts !

- Ah-mais, j’disais pas ça, pour ça. Chais bien qu’on mange à pas d’heure, ici.
- Ah-nan ? Tu disais ça pourquoi, alors ?
- Je me disais… comme Edith a l'air occupée,
je pourrais peut-être mettre la table pour vous avancer ?

- Hein, Edith ? Je pourrais peut-être mettre la table ? Qu’est ce que vous en dites ?
Doit rester des spaghettis de c’midi. Comme ça, ce s’ra tout d’suite prêt !
- Si vous voulez… mais ça n’avancera pas à grand chose, Claude n’est pas rentré du travail.

- A quelle heure donc, qu’il rentre ?
- Oooh, pas avant huit heures !
- On est obligés de l’attendre ? On pourrait peut-être commencer…
- Oui-mais-non ! Nous avons certaines choses à régler et je tiens à ce qu’il soit là.

- Tsss, à huit heures ! C’est vraiment du n’importe quoi.
Aaattends un peu qu’on soye à la maison. Va y avoir du sacré changement !

- BON ! Quand vous serez prêts, vous avertirez !

- Huit heures cinq ! J’ai été patiente.
Z’aviez pas dit qu’il rentrait à huit heures, Claude ?
- Oui, enfin… laissez lui quand même le temps de prendre l’ascenseur.

- Aaah, le voilà ! A TAAAABLE !!! Edith, vous venez ? On passe à table.
Qu’est ce qu’elle fait ??
- Edith, tu viens ?

- Whoa, huit heures dix. C’est le réveillon ?

- Angèle, quand on voudra entendre tes réflexions, on te fera signe !
En attendant… ta mère fait ce qu’elle peut.
- Chais bien. Je disais pas ça pour elle.

- Alors, Claude ? T’as réfléchi à ce que ch’t’ai dit ? Tu vas m’aider ?
- T’aider à quoi, maman ?
- M’aider… m’aider. Puisque ch’peux pas compter sur toi, Gérard.

- Rappelle-moi la dernière fois que j’ai refusé de te rendre service ?
- C’est pas que t’as refusé, Gérard. C’est juste que t’es pas efficace !

- Tu veux parler de ton chantage pour l’université, mémé ?
- Claude ! Ch’t’avais demandé de pas en parler.
- Mince ! Excuse-moi. Je suis comme toi, je sais pas tenir ma langue.

- C’est quoi cette histoire de chantage ? Claude, tu peux m’expliquer ?
- Demande à mémé.

- Maman ??
- Meuh, il est pas question de chantage ! J’ui ai juste demandé un p’tit service,
moyennant quoi j’ui donne de quoi louer une chambre à l’université. Hein Claude ?

- Mais c’est formidable ! C’est inespéré mon garçon. Nous n’osions pas t’en parler.
On se doutait que tu serais déçu. Mais financièrement, on pouvait pas.
Surtout si on doit faire construire…

- Faire construire ? Mais quelle idée ! Puisque vous aurez la maison, Gérard.

- Tu me demandes pas quel petit service je devais lui rendre en échange ?
Ca t’intéresse pas plus que ça ? Ben, je vais quand même t’affranchir :
Je devais juste faire pression sur maman pour qu'elle accepte d'aller habiter chez elle.

- C’est vrai ça, maman ? Tu lui as demandé de faire du chantage à Edith ?
- Du chantage ! Tout de suite les grands mots !
J’ai pensé que si Claude lui demandait, elle l’écouterait peut-être, lui.
C’est quand même sa mère ! Faudrait avoir un cœur de pierre pour priver son fils
de faire les études qui lui plaisent. T’es pas de mon avis, Gérard ?

- Présenté comme ça, forcément…
Et toi, Edith ? T’en penses quoi ?
