12-03-08
J/7 : Quelle bonne surprise !

- Bon-ben... qu’est ce que ch’fais moi maintenant ? J’ai dans l’idée d’aller surprendre mon petit Gérard, mais si c’est pour voir Edith... elle a aucune conversation… y a pas moyen d’en placer une.
- Ouah ? C’est quoi cette gamelle aux effluves radioactifs ? C’est ça qu’ils leur donnent à manger aux chiens des îles ? Ouah-nan-nan, très peu pour moi. Où sont mes croquettes Canironron ? Je veux mes croquettes !

- Mais... j’y pense ! Si j’allais la surprendre, elle ?
Je pourrais constater de visu ce qu’elle fabrique toute la journée.
J’ai du travail, j’ai du travail... c’est elle qui le dit.

- Qué malheur ! Moi qui voulais les épater avec ma tenue des îles.
Mais après ce que Karelle m’a dit...
celle-là, faites-moi penser à lui river son clou à la prochaine rencontre du club.

- Non-mais c’est vrai... on rentre de vacances tout pisse and love et on tombe sur quoi ?
Une vieille fille tout pisse-vinaigre, parce qu’elle a jamais eu les moyens de s’en offrir,
des vacances sous les cocotiers. Heu... je garde ma fleur ou je l’enlève ?

- Allez je l’enlève.

- Nan, ça me plaît pas.

- Tant pis, je la remets

- Pfffiou ! Ce qui faut pas faire, pour être belle.

- Ah-ben, c’est le pôle Nord, ici, pas possible. J’ai bien fait d’enlever mon pagne.
J’aurais pu attraper un rhume. Manquerait pu que ça !
Taillent jamais les haies, ici ?

- Nan-mais, voulez que je vous dise ? Les employés c’est pu c’que c’était.
Depuis qui font les 35 heures… au bout de quatre heures, sont fatigués.

- Aaah si tout le monde était comme moi… Pour moi, le temps c’est de l’argent.
J’en gaspille pas une minute. Tenez, j’me change dans l’ascenseur.
C’est pas de l’organisation, ça ?

- Hou-hou, y a quéqu’un ?
- Belle-maman ? Mais…

- Je me suis permis de rentrer.
- Je vois ça.
- Vous m’attendiez peut-être pas si tôt ?

- Ben… à vrai dire… je crois que je vous attendais pas du tout.

- Ah-mais, parce que c’est la surprise !
Je vous avais pas dit que j’allais faire une surprise à Gérard ?
Ben la surprise, c’est que chuis là.
On dirait que ça vous fait pas tellement plaisir, Edith ?

- Maisssssi, c’est que…. Gérard n’est pas encore rentré et les petites sont couchées.
Heu…vous vouliez peut-être les voir ?
- Y a pas la presse. Sera toujours temps de les voir à l’anniversaire.
C’est bien ce soir leur anniversaire ?

- Ca dépend… on avait plutôt pensé leur fêter demain.
Mais si vous êtes là… plus vite ce sera fait…
- Ce soir ou demain, ça change rien. J’ai apporté ma brosse à dents.
Dites, Edith… vous m’en voudrez pas si je vous laisse quelques minutes ?
Je dois aller aux toilettes.
- Mais faites donc, belle-maman. Faites !

- Heureusement que je promène toujours mes pastilles d’eau de javel sur moi.
J'ui fais pas confiance pour le ménage.

- AAAAHHHH ! Y a pas à dire, ça soulage.

- Tant que j’y suis…
Et un petit coup sur la baignoire, ça lui fera pas de mal non plus.

- Et voilà !
L’aura jamais été si prop’

- Ca va Edith ? J’ai pas été trop longue ?
Z’étiez pas obligée de m’attendre, je connais le chemin.
- Heu… non, je m’apprêtais à sortir
- Pour aller où ?
- Chercher le courrier et puis… j’aimerais voir Gérard, quand il va rentrer du travail.

- Gérard ??? Mon petit Gérard ? Il va arriver maintenant ?
Attendez-moi Edith, je viens avec vous.

* Ah-mais si tu pensais me gâcher mon effet de surprise, tu te faisais des illusions, ma fille.
Gérard, tu le vois déjà que trop bien assez que trop quand chuis pas là *
J/8 : J'ai oublié le dentifrice

* Elle m’énerve déjà. Faut pourtant que je parle à Gérard de ce déménagement.
Qu’il n’aille pas prendre une décision avant de m’avoir entendue *
- Edith ! Pas si vite Edith, j’ai pas vos jambes !

- Coucou chéri ! Je peux te parler ?
- GERAAARRRD ! Mon petit Géraaarrrd !

- Maman ? Mais… qu’est ce que tu fais là ?
Je te croyais en vacances aux îles ?

- Ben j’y suis pu ! J’ai voulu te faire la surprise.
Oh mon Gérard, si tu savais comme j’aurais aimé t’emmener avec moi.
Ca t’aurait sûrement plu, les îles.
- Pas si fort, maman. Tu m’étouffes !

* Ca alors ! Il en a que pour elle.
Tu vas me le payer, Gérard ! *

- Laisse-moi te regarder, mon Gérard… ça a l’air d’aller, t’as bonne mine.
- Pourquoi ça n’irait pas ? T’es jamais partie que trois jours.
J’ai pas tellement eu le temps de changer. Et toi maman ?
Ca t’a réussi les vacances, on dirait. Tu m’as l’air de tenir la forme.

- Faut pas se fier à l’air, Gérard. La mécanique est bien usée, allez !
C’est peut-être que le mieux avant la fin. Demain, ça se trouve,
on me retrouvera raide dans ma cuisine… enfin dans la vôtre plutôt.
Parce que… approche un peu que ch’te dise.

- J’ai apporté ma brosse à dents.

- Naaaaannn ! Tu… tu veux dire que tu vas coucher là ?
- Exac-te-ment ! C’est pas une bonne surprise, ça Gérard ?
- Heu… ssssi. Edith est au courant ?

- Ben tu penses, bien !
C’est la première chose que j’ui ai dite : J’ai apporté ma brosse à dents.
- Moui… t’es sûre qu’elle a fait le rapprochement ?
- Ben ?? Ca me semble assez clair, non ?

- Alors, comme ça…si je comprends bien…
on va t’avoir deux jours sur le d… à la maison ?
- Deux jours, trois jours… le temps que tu voudras bien me garder
- Oui-bon, on verra ça avec Edith.

- Salut m’man !
Oooh, toi ça n’a pas l’air d’aller. Qu’est ce qui se passe ?
- Ta grand-mère a débarqué… avec sa brosse à dents.

- Faut pas t’en faire pour ça, m’man. Brosse à dents, ou pas brosse à dents,
tu lui dis qu’on n’a pas de place. C’est pas à elle de décider.
- Tu parles bien, Lola. Mais qu’est ce que tu fais de ton père ?

- Papa ? Je croyais que t’avais décidé de plus te laisser faire, par lui.
T’as pas changé d’avis, j’espère.
- Nan-nan, mais… c’est plus facile à dire, qu’à faire.
- Allez maman, un peu de courage. On est cent pour cent avec toi.

- Pff, pff, pourquoi qu’on a pas pris l’ascenseur, Gérard ?
Se changer dans l’escalier, c’est pas pratique.
- Tu pouvais pas attendre d’être à l’appartement pour faire ça ?

- Chérie ! Ma chérie, je suis rentré !

- …
- Oh, t’as déjà tout préparé ? Mais ça pressait pas, ma chérie.
- Si ! Ca pressait.

- Je croyais que vous vouliez faire ça demain ?
- J’ai changé d’avis, belle-maman.
- Savez pas ce que vous voulez, Edith.

- Ah, t’es là mémé ? M’man, j’ai dit à Marion de monter.
- Tu as bien fait.
- Qu’est ce qu’il y a qui te plaît pas, mémé ? Tu trouves quelque chose à redire ?

- C’est cette... ce... tu vas quand même pas à l’école, habillée comme ça ?
- Ben si ! Est ce que je critique ta robe, moi ?
Pourtant… faudrait me payer cher pour mettre ça.

- Je suis pas en retard ? C’est pas passé, la niversaire des zumelles ?
C’est que moi, je voudrais bien tout voir.
- Non-non Marion tu arrives au bon moment. Regarde bien, Emma va grandir.
25-03-08
J/9 : Et un anniversaire gâché !

- Attends ! Attends Edith ! Je sors ma trompette !
TUUUUTTTT !! TUUUUTTT !!

- Gérard, donne-moi ta trompette !
- Mais…
- DONNE-MOI TA TROMPETTE, GERARD !
Rha, c’est quand même quelque chose !
TUUUUTTTT !! TUUUUTTT !!

- Beuh, pourquoi j’en ai pas de trompette ?
C’est pour les petits, les trompettes. Hein, tata ?
- Belle-maman, vous pourriez prêter la trompette à Marion ?

- J’avais dit à Marion, belle-maman.
- Ah, z’allez pas commencer à me donner des ordres.
Et si je préfère la prêter à ce jeune homme, moi ? A mon âge je sais ‘core ce que j’ai à faire.

- Marion, si tu lui demandes gentiment, il te la prêtera peut-être, lui.
- Ca fait rien tata, c’est pas grave. J’aurai pas de trompette, tant pis.

- L’est pas zentille, vot’mémé.
- Ca c’est vrai mémé, tu fais chier. T’aurais pu laisser la trompette à Marion.

- Puisque vous avez décidé de nous gâcher les anniversaires…
Allez Emma, hop ! Dépêche-toi de grandir ma cocotte.

- Tout le monde est contre moi, à ce que je vois.
Aaaah, elle est bien élevée, ta fille Gérard !

- Bon alors, toi Oscar. Tu te casses ! T’étais pas invité, d’abord.

- Je peux rester si je lui prête la trompette ?
- Non, tu te casses, je t’ai dit !
- Mais bien sûr, il peut rester ! N’est ce pas qu’il peut rester Gérard ?

- Ah, merci mémé, t’es trop cool !
- Il est vraiment charmant, ce jeune homme.
Pffuuut ! Pffuuutt !!
- Marche plus la trompette, tata. Il a craché dedans, Oscar.

- Mais qu’est ce qu’elle a la petite ? Edith ??
T’es sûre qu’elle a bien grandi ?

- Mais… c’est vrai qu’elle pue ! C’est une véritable infection.
Edith, il faut faire quelque chose… dire que ça lui viendrait pas à l’idée (soupir).
- T’as raison la mémé, elle schlingue la demi-portion.

- Rho, toi tu vas pas commencer à nous gaver.
Tu peux bien attendre cinq minutes que l’autre ait fini de grandir.

- Bon allez, viens par là ma chérie. Maman va te faire ta toilette.
Vous n’aurez qu’à continuer sans moi.
- Pour une fois Edith, je suis de votre avis. On n’a pas vraiment besoin de vous.

- Bon-ben... Gérard ? Qu’est ce que t’attends ?
- P’pa, tu peux pas lui faire ça. Faut attendre maman !

- Non ! On attendra qu’Edith soit là. Je vais en profiter pour aller me changer.
- Pfff, tu comprendras jamais Gérard. Tu vois pas qu’elle attendait que ça ?
- Merci, Gérard. Je me presse !
