07-02-08
J/3 : Qu’est ce qu’on fait du chat ?

- Là ! Voilà, c’est tout propre !

- Cette pauvre Souris ! Elle aussi faudrait peut-être penser à la nourrir.
Avec les bébés, on aurait vite fait d’oublier.

- Souris ! SouOUouRIS !!
Où elle est passée, la vilaine ?
J’espère que je vais pas devoir la chercher dans tout l’immeuble.

- Oooh, elle était là, la belle !
Elle faisait ses besoins dans sa caisse !

- Mais c’est bien, ça ma Souris ! On est une gentille fifille !
Viens, ma belle ! Pour ta peine, maman va te donner un biscuit.

- Rhalala, dire que c’est maintenant que le plus dur est fait
qu’il va peut-être falloir s’en séparer.

- On pourrait pas t’emmener chez la belle-mère, oh-non, on pourrait pas !
Une gentille fifille comme toi… t’as pas mérité ça.

A qui je pourrais bien la confier ?
En tous cas, hors de question de demander à Gary.

- T’en penses quoi, toi mon bébé ?
Nan, t’en penses rien ! Tu penses qu’à manger et dormir.
T’as bien raison ! Profite, va ! Tu sais pas ce que c’est les soucis !

- Dire que ça va grandir bientôt ! Va falloir tout leur apprendre.
Espérons qu’elles apprendront vite. Si je dois compter sur la belle-mère…

- Tu crois que c’est elle qui te changerait les fesses ?
Naaan, elle préfère se la couler douce en vacances !
C’est maintenant qu’on aurait eu besoin d’elle, pas quand vous irez à l’école !
Mais elle… à part nous seriner avec le téléphone…

- Tiens ! Qu’est ce que je disais ?! Je parie que c’est encore elle !
Elle nous fichera donc jamais la paix !

- Allo ? Belle-maman ? Quelle surprise !
- […]
- Ah-mais Gérard est au travail ! Pas comme d’aucune !
- […]
- Bon, (soupir) si ça peut vous faire plaisir… mais vite alors, j’ai du travail !

- Pas si fort belle-maman je suis pas sourde !
Une excursion en hélicoptère, vous dites ?…
Vous vous refusez rien !

- BEN ! MANQUERAIT PLUS QUE CA QUE JE ME PRIVE !
MAIS L’HELICOPTERE C’EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ, EDITH !
CA FAIT UN DE CES BOUCANS CE MACHIN LA !

- […]
- MEUH-NAN, JE CRIE PAS !
CA ME BOURDONNE DANS LES OREILLES, C’EST TERRIBLE !
DEJA QUE J’AVAIS PU L’OUÏE SI FINE…

- RIEN VU DE BIEN !
J’AI PASSE MON TEMPS A ESSAYER DE ME DEBOUCHER LES OREILLES.
CA C’EST TOUJOURS PAS ARRANGE !
- […]
- D’ACCORD ! Je vais essayer de parler doucement…
VOUS M’ENTENDEZ, là ?!!
- [… !!!]
- HEIN ?!
- [… !!!]
- BON ! JE RAPPELLERAI QUAND GERARD SERA RENTRE !

- Ah-mais, c’est qu’elle nous crèverait les tympans, à hurler comme ça, cette folle !
En plus elle entend plus. Si elle devient sourde, ça va être gai !

* Bon ! J’ai quand même eu le temps de m’habiller.
J’ai déplacé le téléphone…il sera mieux là, à portée de main.
Elle a le chic pour appeler quand on est en train de changer les petites.
Pendant que j’y suis… j’ai peut-être une solution pour Souris.
On va bien voir, je l’appelle ! *

- Hou-lala ma pauvre ! J’étais en train de faire mon palier,
chuis monté si vite que j’ai pu, pfff, pff.
Alors qu’est ce qui lui arrive ? Elle a besoin d’un coup de main pour son ménage ?

- Heu… nan pas vraiment Romuald, merci. Pour le ménage, je me débrouille.
Je voulais juste vous demander un petit service.
- Un petit service, qu’elle dit ? Quel genre de service ?

- Ben voilà… il est possible –je dis bien possible, que nous devions déménager
chez ma belle-mère. Elle a déjà trois animaux, vous savez.
Alors, j’ai pensé… est ce qu’on pourrait vous confier Souris ?

- Heu... me la laisser… elle veut dire, en pension ?
- En quelque sorte.
- C’est que… c’est pas que je voudrais pas vous rendre service ma pauvre,
mais un chat, ça fait des saletés. Ca griffe, ça met des poils partout.

- Oh, pas tant que ça, Romuald ! J’avais cru remarquer que vous l’aimiez bien
et qu’elle vous vous aimait bien aussi.

- Ah-mais, c’est pas la question ! C’est que chez moi, y a de la moquette,
et puis mes petits coussins en soie sauvage, mon couvre-lit en satin mauve
et puis ma petite commode en bois de rose… c’est du fragile !
Un chat là-dedans… nan-nan, je regrette, c’est pas possible.

- Et puis c’est que ça coûte, un animal ! J’ai qu’une tout petite paye.
Si fallait compter sur les pourboires pour vivre… radins comme sont les locataires !
- Si c’est de l’argent que vous voulez…. je suis prête à payer la pension.
- Nan-nan je regrette, je vous dis que c’est pas possible, n’insistez pas !
15-02-08
J/4 : Tombe la neige !

– Bon-ben... c’est râpé on dirait. Au moins j’aurais eu le mérite d’essayer.
Rhalala, quel souci ! Comme si on avait besoin de ça.
Déjà que d’aller chez la belle-mère c’est pas la joie.

- Hein, mon Emma. Ca te dirait, d’aller vivre chez mémé ?
- Agaaa, brrr, brrr
- Moui… ça se voit que tu la connais pas. T’as qu’à demander à Lola.

* D’abord, je vois pas pourquoi on serait obligés d’y aller. Y a que Gérard que ça intéresse.
Lola et Claude sont pas d’accord et moi… ben moi je suis pas chaude-chaude.
Bien sûr, économiser un loyer, c’est pas négligeable, encore que…*

* C’est vrai ça. Gérard gagne bien sa vie maintenant. Quand les petites iront à l’école, je pourrais peut-être trouver un travail moi aussi…. Je sais pas dans quoi par contre. On va me dire que je manque d’expérience. On va me demander ce que j’ai fait pendant toutes ces années… Ils voudront jamais de moi, c’est sûr. *
* Rhalala, mais pourquoi je me suis mariée aussi ? A l’heure qu’il est j’aurais peut-être mon commerce à moi. Je me débrouillais pas si mal avec les clients…. Oui-mais j’aurais peut-être pas d’enfants. Et je voulais des enfants, moi ! Les enfants, c’est toute ma vie. *

* Va tout de même falloir reparler de cette histoire de déménagement avec Gérard.
Il a l’air d’être de bonne composition en ce moment, autant en profiter…
Rho, ça me soucie ! Avec l’appui des enfants, peut-être… faut voir. *

- Ouiiii ! Vingt sur vingt ! Elle m’a mis vingt, la maîtresse !
Ch’rai même pas une pauvre ! Surtout que mes devoirs, je les a fait toute seule.

En plus, il a encore neigé, c’est trop génial !
C’est le plus beau jour de ma vie.

- Tiens, qui c’est qui disait que ça tenait jamais ? T’as vu Lola ?
Y a de la neige. Trop cool !

- Ca tiendra pas ! C’est pas pour deux centimètres de neige…
Et d’abord, la neige on s’en fout.
- Nan-mais quand même, c’est beau, avoue !
- Moui… pour le moment ça planque la crasse. Attends qu’elle fonde…

- Hé, psstt, Lola !
- Oscar ? Tu fous là ?
- Je t’attendais.

- Tu m’attendais ? Pince-moi, je rêve ! Et si j’ai pas envie de te voir, moi ?
- Nan-mais écoute, sérieux, Lola, faut que j’te cause.
- Ziva accouche ! Mais t’as intérêt à avoir une bonne raison.

- Ben, tu sais que Rudy sort avec Irène...
- Mouais, j’ai appris. Grand bien lui fasse ! Une cruche pareille !
- Ouais, ben alors, je me suis dit… enfin, j’ai pensé… moi chuis toujours libre.
- Ha-ouais ? Tu m’étonnes !

- Beuh, pourquoi tu dis ça ?
- Ben, pour rien... T’as vu ta tête ?
- Quoi ma tête ? Qu’est ce qu’elle a ma tête ?

- Hé-HO ! Si c’est pour me sortir un remix d’Hallyday, tu peux te casser.
- Sérieux, j’te plais pas ?
- C’pas nouveau ! Bon alors, c’était quoi, le sujet ?
Parce que si c’était juste essayer te caser… Je fais pas le rayon des rossignols.

- Ch’rais toi, j’ferais pas ma maligne.
Dis plutôt que c’est ton vieux qui veut pas te voir avec un mec.
- Hein ?! C’est quoi ce délire ?
- Ouais, chais c’que je dis ! T’as qu’à demander à Rudy.
- Nan-mais attends. Qu’est qu’il vient faire là-dedans, Rudy ?

- T’as même pas le droit de choisir tes potes.
- N’importe quoi ! Où t’es allé pêcher ça ?
- Demande à Rudy si c’est pas vrai. Il est venu pour te parler.
Ton père l’a jeté comme un malpropre. Il a dit : Elle voit qui JE veux !
- Tain, il a dit ça, l’enfoiré ?! C’même pas vrai ! Je vois qui JE veux !

- Prouve-le alors ! Sors avec moi et je te croirai.
- Mais je m’en contrefous que tu me croies !
Et je sortirai pas avec toi. Enlève-toi ça de ta petite tête !
J’ai déjà un mec d’abord.
- Sérieux ? C’est qui ? Je le connais ?
- Nan, tu connais pas !
- Ouais-ben alors, je te crois pas.

Rien à foutre ! Tu me crois, tu me crois pas…
maintenant tu te casses, je t’ai assez vu !
18-02-08
J/5 : Les meilleures choses ont une fin

* S’il se figure qu’il va me choisir mes petits amis, l’autre,
se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Je verrai qui je veux ! *

- Salut m’man. T’as vu ? Il a encore neigé.

- Bonsoir mon grand. Tu m’excuses, je suis au téléphone.
Ta grand-mère !

- Nan, belle-maman, il est pas encore rentré.
-[…]
- Puisque je vous dis qu’il est pas rentré !
-[…]
- Ah-bon ?… Déjà ?

- Déjà ! C’est vous qui le dites ! Moi je dis pas déjà, je dis enfin.
Les vacances, c’est très surfait vous savez. Alors, je me disais,
comme vous m’avez invitée pour l’anniversaire des petites…

- Moi ? Je vous ai invitée ? M’en souviens pas.

- Ben… je vous avais bien dit que je ch’rais là pour l’anniversaire.
-[…]
- Oui-ben, ça change rien qui c’est qui le dit.
Vous aviez bien l’intention de m’inviter, nan ?

- Taratata ! Vous me trouverez bien une petite place.
Chuis pas difficile vous savez, un canapé ça fera l’affaire.
Rho Edith, faudra que je vous montre la tenue que je me suis achetée.
Allez, je me presse, la voiture va venir me chercher, chuis pas prête.

- Quand elle va voir ça !

- Et ça c’est rien ! Attends qu'ils me voient secouer mon pagne…
Et la danse du feu ? Ils savent pas que j’ai appris la danse du feu.
Sont pas au bout de leurs surprises.

- Bon, je crois que j’ai rien oublié… j’ai mon stock d’os, mon stock de pierres,
quelques coquillages en souvenir… de quoi faire bien des heureux.
Ca va, ch’rai pas ruinée.

- Pff, tu me diras… J’économise pour qui-pour quoi ?
pour que la Edith en profite quand ch’rai pu là ?
Ch’frais mieux de dépenser mon magot, va !

- HEIN ?!!
Nan-nan, j’ai pas parlé de magot.
* Va falloir que ch’fasse attention à ce que je raconte, moi.
D’ici que je me fasse cambrioler, manquerait pu que ça.
Une pauv’vieille comme moi… M’inspire pas confiance cette chauffeuse. *

- Quel plaisir de retrouver son chez-soi. Mon lit, ma télé, mes bêtes…mon jardin…
Moui, le jardin… vivement que Gérard se ramène, qu’il s’occupe un peu de tout ça.
C’est que y a du boulot ! Moi ch’peux pu y arriver toute seule.

- Bon la mémé, tu montes ou tu descends ? J’ai pas que ça à faire que d’attendre.
- Je desc… rho, doucement quand même !
Pas la peine de me pousser. Je vais trouver la sortie toute seule !

- Sont aimables dans les transports, ça fait peur !
Et l’autre feignasse, tu crois qu’elle se serait occupée du jardin ?
C’est payé à rien faire, moi je vous le dis.

- Pfiou, s’occuper des bestiaux, je vous dis pas comme c’est épuisant.
Faut que ça mange, faut les laver, ils font leurs besoins n’importe où,
après faut nettoyer… chais pas si je préfère pas les gosses, tout compte fait.

Alerte ! L’autre vieille est revenue !
Chocolat, bouge de là, tu vas te faire sermonner.

Maou-nan, moi je suis bien là, je bouge pas ! Je prends mes aises.
Maooon va bien voir qui aura le dernier mot.

* Je m’amène par derrière, mine de rien, histoire de surprendre mon monde.
Si jamais je trouve Karelle installée devant la télé… *
Zorro, Caramelle, Chocolat, maman est rentrée, les enfants !
25-02-08
J/6 : Une histoire à la noix… de coco

- Oooh mais c’est ma Caramelle qui vient me souhaiter la bienvenue.
Oooh, je lui ai manqué. Hein-oui ? Je t’ai manqué, ma grosse mère ?
- Maaaoui ! Rrron-rrron, rrron-rrron.

- Et les autres ? Ils viennent pas dire bonjour à mémère, les autres ?
Zorro ! Chocolat ! Maman est rentrée !

- Hé, sac à puces ! Elle nous appelle. Qu’est ce qu’on fait ? On y va ?
- Maou-nan, moi j’y vais pas. Y a assez de Caramelle pour faire sa lèche.

- Ah, j’avais bien cru entendre quek’chose.
Ca y est, te v’là quand même rentrée, Angèle ? Mieux vaut tard que jamais !
- Mais-heu ! Chuis restée que trois jours.
- Que ça ?! On voit que c’est pas toi qu’a dû te farcir tes fauves.
Sont plus mal élevés que des mioches. Et je sais de quoi je parle.

- Nan-mais attends ! C’est quoi c’t accoutrement ?
Tu t’es fait voler tes valises ? T’as fait avec les moyens du bord ?
Le soutien-nénés en noix de coco, mouahahah ! Trop la honte.
- Quoi, elle te plaît pas ma tenue ?

- Oh-si elle me plaît ! Elle me plaît beaucoup. Je veux la même !
Nan-mais sans blague, tu rigoles ? Tu me vois avec ça au clu-be ?
Z’ont pas fini d’en pisser de rire dans leur culotte, les Petzouilles.
- Mais-heu ! C’est pour danser le hula. Atta, je te montre.

- Chooo cacaooo ! Chaud chocolat,
Si tu me montres tes ananas, moi je te fais voir mes noix de coco !
-STOP ! STOP ! ARRÊTEZ LE MASSACRE !!

- Ben quoi ? Ca change du madison et du chacha, tu trouves pas ?
- Ah, ça tu l’as dit, ça change ! … en pire.
- Beuh… moi je comptais leur apprendre au club, et puis...
c’est si moche que ça ?
- Aaa-ffreux !

- Nan-mais regarde ! Regarde mieux, t’as mal vu.
Ca balance, ça swingue, c’est jeune ! Chooo cac…
- Blabla-blabla, je veux rien regarder, je veux rien entendre.

- Tu veux que je te dise une chose, Karelle ?
T’es vieux jeu !

- Tu préfères que ch’te raconte mes excursions ? Quand chuis grimpée dans l’hélicoptère ?
Ah-ha, tu savais pas que j’étais grimpée dans l’hélicoptère. Oui ma chèèère !

- Rien du tout ! Ch’préfères que tu m’racontes rien du tout !
Tu me donnes ce que tu me dois et j’vais me coucher.
Ca fait trois nuits que j’dors pas avec tes monstres.

Ce que ch’te dois ? Comment ça, ch’te dois ?!
Tu te rappelles pas ? Ta dette d’honneur !
Tu veux que j’dise à tout le quartier que t’as pas de parole ?

- Oooh-oui, j’me rappelle ! J’ai eu le temps de faire les calculs quand j’dormais pas.
Trois roudoudous, cinq carambars et deux pastilles Rennie… ça fait pas le compte !
15 flouzes par jour, que je multiplie par trois, et je retiens un carambar…
- Oui-bon, ça va. Je te donne 20 flouzes, c’est bien payé !

- Nan je marche pas ! Trois roudoudous, cinq caramb…
- Rho, ça va !
Tiens, 25 flouzes. C’est mon dernier mot, Jean-Pi, heu… Karelle.

- Radine !

- Voleuse !
Bon ! Où ils sont passés, les autres ? Zorro ! Chocolat ! Z’êtes où ?!

- Ah te voilà, toi ! Alors, on dit pas bonjour à mémère ?
- Maou ? C’est quoi ce sous-tif à la noix ?
Elle a pété les plombs, la vieille ! Zorro, ramène-toi ! Faut tu voies ça !

- Faut que ch’te laisse, mon Chocolat. Maman doit téléphoner.
Tu m’en veux pas, hein ? Dis tu m’en voudras pas, fripouille ?
- Maaaouon ! Arrête ton baratin, lâche-moi !

- Allo Gé... ?

- Ah-bon ?
A quelle heure donc, qu’il compte rentrer ?

- Ouah-ha-ha ! Il avait raison, le Chocolat !
Je suis mort de rire, mouah-ouah-ouah !
- Edith, je viens d’avoir une idée : Je vais lui faire une petite surprise !
